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SYMPOSIUM 4 : (PALEO-)ENVIRONNEMENT, (PALEO-)CLIMAT ET SOCIETE

Pascal Barrier (UniLaSalle), Olivier Bain (UniLaSalle), Sophie Le Bot (Univ. Caen Normandie)

 

Bien connaitre le monde vivant de notre planète aide à apprécier les environnements du passé et l’inverse permet de mieux quantifier l’ampleur des changements. L’étude des paléoenvironnements faisant appel à l’actualisme, son ignorance est incompatible avec une expertise judicieuse. De ce fait, la restitution des paléoenvironnements et des paléoclimats passe inexorablement par une excellente connaissance des milieux et climat actuels pour mieux expliquer l’ancien. C’est vrai pour les récifs de coraux de surface comme pour les mudmounds à hydrates de gaz des grands fonds, pour les mangroves, les déserts froids ou chauds, les glaciers, les sols tropicaux, …

Ce symposium propose, à travers des thématiques aussi variées qu’actualisme et paléoenvironnements, paléo-climats et changements climatiques, érosion côtière, pollution des sols, déploiement des énergies renouvelables, géoarchéologie et protection du patrimoine, une vraie confrontation d’idées.  Actualistes et paléoécologues, archéologues et géologues, paléoclimatologues et climatologues modélisateurs, géotechniciens du littoral et sédimentologues auront alors une bonne base de discussion pour mieux aborder l’impact des actions de l’homme sur l’environnement et le climat. La préservation des milieux naturels et la conservation patrimoniale des sites et des collections seront aussi discutées.

Les sessions traitant des milieux de l’actuel, des paéloenvironnements, des paléoclimats, des changements climatiques récents seront les bienvenues dans ce symposium ou elles côtoieront des sessions discutant de plus courtes échelles de temps où l’impact humain est sensible, voire dramatique.

 Mots-clés : environnement, paléoenvironnements, climat, paléoclimats, actualisme, anthropisation, énergies renouvelables, géoarchéologie, géopatrimoine, (…).

 

SESSION 4.1 : Géochimie sédimentaire appliquée à la reconstitution des paléo-environnements - archives et processus.

N. Tribovillard (LOG, Univ. Lille)

La géochimie sédimentaire est un outil puissant pour les reconstitutions paléo-environnementales, que l’on se fonde sur les concentrations en éléments majeurs et traces, ou sur la signature isotopique des sédiments et roches sédimentaires. Cet outil permet d’approcher la nature et la « maturité » des terres émergées (contrôle climatique), le niveau de productivité primaire des milieux marins (lacustres) ainsi que les conditions redox ayant prévalu lors du dépôt (authigenèse) ou peu après (diagenèse). Cette liste n’est pas exhaustive !

Dans cette session, les études de cas sont les bienvenues, tout comme les présentations nous faisant progresser dans la compréhension et la maîtrise des mécanismes et processus de géochimie sédimentaire.

 

SESSION 24.2 : Cartographie et modélisation des transferts et processus littoraux - Commun au Symposium 2.

O. Bain (Géosciences, UniLaSalle), I. Farout (STIM, UniLaSalle)

Quelle cartographie pour quelle modélisation ? La modélisation des transferts et processus littoraux permettent une communication accrue entre les scientifiques, acteurs locaux et donneurs d’ordre.

Une des questions majeures que nous devons nous poser actuellement est : quelle cartographie pour quel modèle ? Les objectifs de cette session permettront de caractériser et définir au mieux les données d’entrée en adéquation avec la modélisation des transferts et processus littoraux proposée. Cette session est ouverte à toutes communications et/ou études de modélisation traitant de la quantification ou de la prévention sur les transferts et processus littoraux.

 

SESSION 4.3 : Changements climatiques passés et leurs impacts sur la paléobiosphère.

M. Martinez (Géosciences Rennes),F. Quesnel (BRGM)

L’histoire de la Terre est ponctuée de changements climatiques majeurs à l’origine de bouleversements de la paléobiosphère (extinctions de masse, événements anoxiques, crises de la production carbonatée…). La contribution respective des facteurs forçants internes et externes à la dynamique du globe sur ces changements environnementaux restent à élucider. De même, il reste à mieux cerner les mécanismes par lesquels ces facteurs forçants impactent la paléobiosphère.

Nous invitons dans cette session les études visant à reconstituer les changements climatiques passés, les mécanismes à l’origine de ces changements et/ou leurs impacts sur la paléobiosphère par une approche sédimentologique, paléontologique, minéralogique, géochimique ou de modélisation numérique du climat.

 

SESSION 4.4 : Dynamique littorale.

N. Sénéchal (EPOC, Univ. Bordeaux), E. Chaumillon (LIENSs, Univ. La Rochelle)

Les littoraux sont des systèmes complexes et dynamiques en ajustement permanent par rapport aux forçages environnementaux. Dans un contexte où les enjeux sociétaux semblent augmenter en permanence et où l’évolution des aléas reste encore incertaine, ces environnements sont donc particulièrement sensibles.  Face au défi qu’ils représentent pour la communauté scientifique, plusieurs approches disciplinaires et/ou méthodologiques complémentaires sont nécessaires (e.g. observations et mesures, modélisations numérique et physique).

Dans cette session nous désirons favoriser les échanges entre les communautés de chercheurs (géologues, géographes, océanographes, physiciens…) travaillant sur une ou plusieurs des trois approches :

  1. « Naturaliste » qui part de l'archivage sédimentaire et des évolutions morphologiques pour reconstituer les forçages de la dynamique sédimentaire littorale. Systémique, elle permet également d'appréhender des échelles de temps longues, mais elle est limitée dans la quantification et l’explication des processus physiques mis en jeu. Le comité sera particulièrement sensible aux contributions portant sur les sites labélisés dans un SNO (e.g. DYNALIT).
  2. « Modélisation numérique », en particulier les modélisations reposant sur les données issues de l’approche naturaliste (e.g. modèle d’équilibre, apprentissage statistique). Ces modèles ne cherchent pas à résoudre l’ensemble des processus physiques mais reposent sur des concepts simples de comportement des littoraux et/ou sur l’apprentissage artificiel, qui se fondent sur des approches statistiques, afin de donner au modèle la capacité « d’apprendre » à partir des données.
  3.  « Physique expérimentale » qui part de l’étude et de la description des processus hydrodynamiques pour expliquer ou reconstituer des évolutions morphologiques et/ou de l'archivage sédimentaire. Cette approche, pertinente sur les courtes échelles de temps, reste encore limitée pour les échelles de temps longues (séculaires à millénaires) et pour la prise en compte de la totalité des processus mis en jeu (problèmes d’échelle, totalité du spectre granulométrique, diversité des processus hydrodynamiques, variabilité et changements climatiques, impacts humains souvent difficiles à quantifier…).

 

SESSION 4.5 : Extraction et gestion des sédiments en domaines aquatiques.

E. Armynot Du Chatelet (LOG, Univ. Lille), A. Trentesaux (LOG, Univ. Lille)

La gestion des sédiments occupant les espaces anthropisés est une question qui pose problèmes (navigation, contraintes sur les débits, réduction de l’efficacité des retenues, …), mais qui peut également offrir des opportunités (réemploi, confortement d’ouvrages, …). Cette session s’intéressera à la problématique des sédiments devant être dragués ou extraits en domaines marins et côtiers (plateforme, ports, estuaires, …) ou continentaux (lacs, rivières, retenues, …), à l’évaluation de leurs conditions d’accumulation, à l’évaluation de leur qualité (physique, chimique, …) et à leur usage ultérieur éventuel.

 

SESSION 34.6 : Evénements extrêmes : archivage sédimentaire, processus physiques, observations et expérimentations - Commun au symposium 3.

N. Sénéchal (EPOC, Univ. Bordeaux), P. Sabatier (EDYTEM, Univ. Savoie Mont Blanc), E. Chaumillon (LIENSs, Univ. La Rochelle)

Les évènements extrêmes climatiques ou telluriques, leurs causes, leurs mécanismes, leurs temps de retour sont d’intérêt majeur, eu égard à leur potentiel pour impacter fortement et durablement les écosystèmes et les sociétés. Dans un contexte de changements climatiques et globaux, certains évènements extrêmes sont susceptibles de croitre (en intensité et/ou en fréquence) et leurs conséquences seront plus désastreuses en raison de l’accroissement de la démographie et des enjeux sociétaux.  En lien avec leur forte magnitude et de leur faible fréquence, leur étude représente un défi scientifique majeur, car les mesures sont rares et souvent incomplètes. Face à ce défi, la sédimentologie, notamment à travers l’estimation des temps de retour, peut apporter des éléments déterminants, mais des approches plus physiques et expérimentales sont également nécessaires pour comprendre la dynamique de l’événement.

Nous proposons une session transversale et pluridisciplinaire, afin de rassembler des chercheurs travaillant sur des évènements extrêmes variés (tsunamis, surcotes de tempêtes, cyclones, crues, avalanches, séismes…), mais également selon des approches complémentaires (archivage sédimentaire, mesures post catastrophes, mesures physiques, modélisation, …), car les savoirs disciplinaires spécialisés bien que nécessaires doivent être partagés dans une perspective de compréhension accrue de ces phénomènes.

 

SESSION 4.7 : Géoarchéologie.

P. Barrier (B2R, UniLaSalle), P. Depaepe (INRAP)

Archéologues et géologues travaillent ensembles depuis la fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle. Les travaux de Marcelin Boule et de l’Abbé Breuil, pour ne citer qu’un exemple créateur de l’Institut de Paléontologie Humaine, sont là pour en témoigner. Il est question, à l’occasion de cette session, de rendre hommage à ces précurseurs de la pluridisciplinarité et dans le même temps de présenter les travaux novateurs de la communauté sédimentologique qui œuvre dans l’interface (on pourrait-même dire dans interbiface !) de la sédimentologie et de l’archéologie.

Il est question ici de traiter de sédimentologie de site, de géomorophologie et micro-morphologie, de remplissage de grotte, de roches ornées, de mégalithe, de provenance de matériaux (roches ouvrées et céramiques), de circulation de la matière première, de variations de lignes de rivage quaternaires, de paléoclimat, d’extraction minière et carrières antiques.

Si vous militez pour le rapprochement de nos deux communautés alors n’hésitez-plus, participez à la Session Géoarchéologie du Congrès ASF de Beauvais.

 

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